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Pour Améliorer la Précision des Prévisions en Recherche et Sauvetage
Peter C. Smith, Donald J. Lawrence, Keith R. Thompson, Jinyu
Sheng, Gilles Verner, Judy St. James, Natacha Bernier and Len Feldman
Introduction Le succès de toute opération de recherche
et sauvetage en mer dépend de la précision
des renseignements sur la dérive et du délai pour
les obtenir. Le Centre de coordination des
opérations de sauvetage (RCC) de la Garde
côtière canadienne a la responsabilité d'obtenir
ces renseignements et de les utiliser dans la planification des opérations de recherche. Le
principal outil dont se sert le RCC à cette fin est
un logiciel connu sous le nom de CANSARP (Programme canadien de planification de
recherche et sauvetage). Pour prédire le mouvement
d'un objet perdu en mer depuis sa dernière
position connue, le logiciel se base sur les cartes des
courants de dérive dans la région
considérée, fondées sur des observations historiques, sur
un modèle mathématique simple qui évalue
la composante éolienne des courants de dérive,
ainsi que sur les facteurs empiriques de dérive due
au vent (dérive accrue par l'action du vent sur
les surfaces exposées). En se servant des
prévisions de vent du Centre météorologique
canadien (CMC) et en intégrant dans ses calculs
les incertitudes liées aux facteurs de dérive due
au vent, CANSARP prédit un ensemble de trajectoires de dérive possibles (fig. 1).
Ces données servent ensuite à délimiter un secteur
de ratissage qui englobe les positions les plus probables de l'objet des recherches.
L'exactitude de ces renseignements est
critique durant les premières heures d'une opération de recherche et
sauvetage étant donné que:
*L es erreurs de
prévision et, par conséquent, le secteur à ratisser augmentent rapidement
avec le temps.
* Dans des conditions
extrêmes (fortes tempêtes hivernales ou eaux très froides, p. ex.), les
risques pour la vie humaine augmentent aussi de façon considérable avec le
temps.
De toute évidence, le
succès et le coût des opérations de sauvetage dépendent en grande partie
de la précision des prévisions à court terme du logiciel CANSARP.
Pour améliorer
ces capacités de prévision, la Garde côtière canadienne, le CMC,
l'Université Dalhousie et l'Institut océanographique de Bedford ont
entrepris un programme conjoint de recherche et développement, conçu pour
vérifier l'effet des prévisions améliorées des vents et courants de
dérive. Les chercheurs se proposaient d'utiliser comme base de référence
les taux de dérive observés lors d'une expérience menée au cur de l'hiver
sur la plate-forme Néo-Écossaise afin de comparer divers modèles, y
compris CANSARP, dirigé par les modèles de prévision de vents standard ou
haute résolution du CMC, ou encore par un nouveau modèle de circulation
océanique élaboré à l'Université Dalhousie.
Figure 1. Exemple de prévisions
de dérive CANSARP. Le grand cercle représente la zone d'erreur totale
probable qui englobe tous les points extrêmes des trajectoires de dérive
et les marges d'erreur correspondantes (Verner et al. 1998)
Les Essais en Mer
Description Les essais du CANSARP en mer ont
été effectués au mois de février 1996, sur la
plate-forme Néo-Écossaise au large de Halifax. Se fondant
sur l'expérience du Programme canadien d'étude
des tempêtes dans l'Atlantique (CASP; Anderson
et Smith, 1989) mené dans les années 1980, l'essai
du CANSARP faisait appel à une station de
mesures formée de deux courantomètres ancrés,
d'une bouée météorologique MINIMET (fig. 2b), et
des relevés hydrographiques hebdomadaires ainsi
que le déploiement de différents groupes
d'objets flottants le long de la station de mesures. Le
programme PCETA avait révélé que l'écoulement
de surface moyen à fort cisaillement du courant
Néo-Écossais se situait grosso modo entre les
verticales des isobathes 100 et 170 m (fig. 2a), et que les
fortes tempêtes hivernales, environ deux par
semaine, modifiaient profondément la situation.
Les chercheurs s'attendaient donc à ce que les
essais du CANSARP avec des bouées dérivantes,
réalisés sur plusieurs semaines, illustrent l'importance
de la variabilité des courants et des vents.
02.GIF)
Figure 2. a) Courants moyens
observés 1985-1986 b) Emplacements des courantomètres et principaux
instruments CTP utilisés pour l'expérimentation sur le terrain du logiciel
CANSARP, février 1996
Cinq types (ou configurations)
différents d'objets flottants ont été utilisés lors de ces
essais (fig. 3a). L'Accurate Surface Tracker (AST) de
la SEIMAC est une bouée dérivante en forme de
baril avec un tirant d'eau de 80 cm et un petit mât
qui dépasse à la surface. Elle présente les
mêmes caractéristiques de dérive (c.-à-d. de résistance
au vent) qu'une personne à la mer et son comportement est bien connu grâce à
de nombreuses expériences antérieures. Les
bouées Convertible Accurate Surface Tracker (CAST)
de la SEIMAC étaient lestées pour immerger à
environ 15 m de profondeur (soit celle du moins
profond des courantomètres ancrés) afin de suivre
les courants à cette profondeur. Les chercheurs
ont aussi utilisé trois cibles de recherche et
sauvetage plus réalistes: un petit doris (5,2 m) lesté d'un
poids de 159 kg et relié à une AST permettant d'en
suivre le déplacement, ainsi que des radeaux de
sauvetage 4 et 6 places lestés, avec et sans ancre flottante. La
plupart des AST étaient munies d'un système
de navigation qui donnait leur position à toutes
les heures avec une précision de ± 10 m. Les
bouées dérivantes CAST et les AST reliées aux
radeaux de sauvetage et au doris étaient équipées
pour leur part d'un système dont la précision
n'était que de ± 150 m.
Chaque semaine, des groupements
différents d'objets flottants étaient déployés (fig. 3b).
Résultats des Essais Les trajectoires
des objets flottants (fig.4.) montrent une grande variabilité du champ de
dérive en surface entre les quatre essais. Toutes les trajectoires de
l'essai1 (fig.4a) vont vers le large, direction sud-ouest, à grande
vitesse et suivent apparemment une dorsale topographique (banc Sambro),
comme le suggère la circulation de fond moyenne (Sheng et Thompson, 1996).
Les trajectoires de l'essai2 (fig.4b) vont généralement dans la même
direction, mais à une vitesse beaucoup plus lente. Par contre, au cours de
l'essai3 (fig.4c), toutes les bouées sauf quatre
(2 CAST et 2 AST) ont été rabattues vers le rivage
par les forts vents soufflant du sud entre le 16 et
18 février. Enfin, les trajectoires de l'essai4
(fig.4d) vont vers le large, mais divergent vers l'est
et l'ouest à peu près à
44oN, mettant en évidence l'importance des
particularités à petite échelle (~10 km) du champ de courant de surface.
Manifestement, le degré de variabilité noté entre les essais et l'absence
d'un épisode de vent significatif (tempête) durant toute la période des
essais posera des difficultés à tous les systèmes de prévision, même les
meilleurs. Néanmoins, on a remarqué une corrélation entre les vitesses de
dérive et, d'une part, le niveau de la mer à Halifax et, d'autre part, les
composantes perpendiculaires au rivage des courants à faible profondeur
par rapport aux courantomètres (Sheng et al., 1999), ce qui permet de
conclure que l'on peut, dans une certaine mesure, déduire la dérive à
partir de relevés éloignés.
Figure 3. Expérimentation sur le
terrain du logiciel CANSARP a) Types d'objets flottants utilisés
b) Groupements d'objets flottants
Figure 4. Trajectoires des objets
flottants au cours des quatre essais de l'expérience CANSARP en février
1996
Pour de Meilleures Prévisions de Vent Au
cours de l'expérience CANSARP, on a utilisé les prévisions de vent de
surface produites par le modèle opérationnel du Centre canadien de
météorologie, dit Modèle atmosphérique régional aux éléments finis. On a
élaboré deux versions de ce modèle : pour fins de contrôle, le modèle
opérationnel nord-américain standard à résolution de 35 km et, pour les
essais, une version haute résolution (12 km) configurée pour couvrir la
zone d'exploitation de CANSARP. L'évaluation préliminaire des deux
versions (12 et 35 km) par comparaison d'une série de prévisions aux
observations (14 novembre 1995 à 12 UTC) a indiqué que le modèle haute
résolution ne donnait pas un gain de précision significatif par rapport au
modèle standard. Plus précisément, les prévisions de vitesse et de
direction du vent fournies par les deux modèles affichaient des erreurs
systématiques et des erreurs-types largement variables quoique à peu près
du même ordre par rapport aux observations de 22 stations établies le long
de la côte est du Canada. Malgré cette constatation, il a été décidé de
tester les deux modèles sur le domaine CANSARP.
Afin de vérifier la capacité du
modèle CMC haute résolution à améliorer les simulations CANSARP de la
dérive de surface, les chercheurs ont analysé 54 trajectoires de dérive
observées sur différentes périodes de 24 heures au cours des essais en
mer. Ils se sont servis à cette fin des courants de surface et facteurs de
dérive due au vent utilisés couramment par CANSARP, repris du Manuel
national de recherche et de sauvetage. Les courbes de déplacement en
fonction du temps (fig.5) indiquent qu'il y a très peu de différence entre
les prévisions des modèles haute résolution (12 km) et standard (35 km),
dans tous les cas étudiés. Ainsi, les champs de vent du modèle haute
résolution n'apportent aucun gain de performance mesurable du CANSARP par
rapport à celui obtenu avec les champs standard. De plus, dans les cas où
le déplacement net de l'objet est faible, une prévision fondée sur la
persistance (c.-à-d. dérive nulle) donne de meilleurs résultats que les
deux modèles utilisés. Cette constatation est vérifiée par les moyennes
globales de déplacement pour l'ensemble des 54 trajectoires étudiées, sauf
en ce qui concerne les radeaux de sauvetage (RS4, RS6). Il se peut que
cette divergence soit attribuable à l'influence prédominante du forçage
éolien sur le comportement dynamique des radeaux de sauvetage. Toutefois,
la conclusion préliminaire reste que le nouveau modèle haute résolution
n'améliore pas les simulations CANSARP.
Figure 5. Evolution de la dérive
sur 24 heures de divers types d'objets flottants. Comparaison entre le
déplacement observé des objets (persistance) et les simulations CANSARP
avec prévisions de vent par modélisation standard et haute résolution).
a) Bouée AST no 10054, 27 février 1996 b) RS6
no 24541, 5 février 1996 c) Bouée AST no 4760,
24 février 1996 d) Bouée CAST no 3320, 28 février 1996
e) Doris no 24548, 1er février 1996
Vers un Modèle Plus Performant Dans le but d'améliorer les prévisions
de dérive en surface, les chercheurs ont
également modifié un modèle de
circulation tridimensionnel, mis au point à
l'université Dalhousie (Sheng et Thompson 1993),
pour pouvoir calculer les trajectoires de dérive
d'objets flottants et les comparer aux simulations CANSARP. Ce modèle est fondé sur
l'hypothèse que l'écoulement peut être estimé par
sommation de deux composantes :
a) Une composante à variation
saisonnière extraite du champ de densité observé;
b) Une composante due au vent et aux
courants à l'extérieur des limites du modèle.
L'écoulement de surface hivernal
attribuable aux différences de densité a été estimé au moyen d'une méthode
de diagnostic robuste proposée par Sheng et Thompson (1996), qui suppose
un équilibre dynamique du champ de fond et son invariance sur une échelle
de temps inférieure à une saison.
La composante due au vent et
aux courants hors limites est obtenue en
appliquant la méthode spectrale dite de Galerkin où la
structure verticale du courant est représentée par
la combinaison linéaire d'un nombre limité (10)
de fonctions de base. Cette méthode permet
de rendre la majeure partie de la variabilité à
court terme du champ tout en simplifiant considérablement le calcul.
Les trajectoires des objets flottants ont
été dérivées du modèle par intégration de
l'équation suivante :
dx(t)/dt =
u(x,t) + aw(x,t) ,
où x(t) est la position de l'objet au temps t,
u(x,t), la vitesse du modèle, w(x,t), la vitesse du vent et
a le facteur de dérive. Les facteurs de
dérive appliqués aux intégrations du modèle
de Dalhousie provenaient de relevés et de modélisations réalisés récemment et non
du Manuel national de recherche et de sauvetage utilisé pour les fins des simulations CANSARP.
La formulation du modèle et sa mise en oeuvre
sont expliquées plus en détail dans Thompson et
al. (1999).
Comparison of Trajectories Representative model trajectories
compare reasonably well with the observed
trajectories (Figure 6). The model captures the strong
southwestward displacement in Trial #1 as well as
the onshore displacement in Trial #3. But the
offshore motions in Trials #2 and #4 appear to be
underestimated.
Comparaison des Trajectoires Les
trajectoires représentatives du modèle se comparent relativement bien aux
trajectoires observées (fig.6). Le modèle estime bien la forte dérive en
direction sud-ouest notée durant l'essai1 ainsi que la dérive vers le
rivage lors de l'essai3, mais il semble sous-estimer les dérives vers le
large des essais3et4.
Comparaison des erreurs aux courtes
échelles de temps (de 0 à 30 heures)Pour obtenir des comparaisons
plus quantitatives, les chercheurs ont porté sur
un graphique l'expression statistique de trois
séries d'erreurs sur les 30 premières heures de
dérive (fig.7):
* Les déplacements observés représentant les
erreurs des prévisions fondées sur la persistance (dérive nulle),
* Les écarts des prévisions CANSARP
par rapport aux positions observées des objets flottants,
* Les écarts du modèle Dalhousie par rapport
aux positions observées.
Dans cette figure, les écarts statistiques
des prévisions CANSARP sont indiqués à la fois
par rapport aux positions observées (à gauche) et
aux écarts du modèle Dalhousie (à droite), après 6,
12, 18 et 24 heures, sous formes de croix
représentant les rayons des zones circulaires
renfermant respectivement 25, 50 et 75% des objets
flottants, soit les rayons des zones de recherche typiques.
À cette échelle de temps
particulièrement significative dans les opérations de
recherche-sauvetage, le modèle Dalhousie
surpasse nettement le programme CANSARP pour tous les
essais, et les prévisions fondées sur la
persistance (comparaison des panneaux de gauche et
de droite) dans le cas de l'essai3 seulement.
Après 24 heures, les rayons de la zone renfermant 50
% des objets flottants de l'essai 1 d'après le
programme CANSARP et le modèle Dalhousie
divergent grosso modo par un facteur de trois, ce
qui représente un facteur de neuf dans les
superficies. Les prévisions fondées sur la
persistance (panneaux de gauche) sont également plus
exactes que les prévisions CANSARP pour tous les
essais sauf l'essai3.
Comparaison des erreurs aux longues
échelles de temps (de 0 à 140 heures)Les mêmes mesures statistiques
des déplacements observés des objets flottants
sont présentées dans les panneaux de gauche de la
figure8, mais sur une plus longue période.
Par exemple, le panneau supérieur de gauche
montre qu'après 100 heures, seulement la moitié des
objets flottants de l'essai1 se trouvait à moins de 10
km du point de départ; le panneau inférieur
gauche indique que la moitié des objets flottants
de l'essai4 avait dérivé de moins de 20 km en
100 heures. Par conséquent, la prévision fondée sur
la persistance devrait être meilleure pour
l'essai4 que pour l'essai1.
Les panneaux de droite de la figure8
montrent des statistiques similaires en ce qui concerne
les déplacements observés par rapport aux
positions prévues par le modèle Dalhousie. D'après
le panneau supérieur de droite, la moitié des
objets flottants de l'essai1 se trouve après 100heures
à peu près à 40km des positions prévues, ce
qui représente un facteur d'amélioration de 2,5
(6,3) du rayon de recherche par rapport aux
prévisions fondées sur la persistance. Pour les essais2,
3et4, les rayons des zones renfermant la moitié
des objets flottants sont plus proches de 20 km
après 100heures, et le gain de précision par rapport
aux prévisions fondées sur la persistance est moindre.
Conclusions Cette étude mène aux conclusions
principales suivantes :
1) Les estimations de dérive obtenues des modèles CANSARP et
Dalhousie n'affichent aucun gain de précision notable lorsqu'elles sont
fondées sur les prévisions de vent fournies par le modèle haute résolution
(12 km) du CMC plutôt que sur celles du modèle faible résolution (35km).
2)
Aux échelles de temps critiques en recherche et sauvetage,
soit de 0 à 30 heures, le modèle Dalhousie dépasse nettement en précision
le modèle CANSARP et également, à un moindre degré, les prévisions fondées
sur la persistance. Pour l'essai1 par contre, le rayon prévu de la zone
renfermant la moitié des objets flottants selon la technique fondée sur la
persistance dépasse celui de la modélisation par un facteur de 3 (9).
3) Aux échelles de temps plus
longues (140 heures), les prévisions du modèle Dalhousie sont encore une
fois meilleures que celles fondées sur la persistance, en particulier pour l'essai1.
Compte tenu des résultats ci-dessus et
des gains d'efficacité des opérations de recherche
et sauvetage qu'ils laissent espérer, nous
avons recommandé d'incorporer les prévisions
du modèle Dalhousie (ou de ses équivalents)
au système CANSARP pour accroître les
possibilités de secourir plus rapidement un plus
grand nombre de marins en détresse.
Remerciements
Les auteurs tiennent à remercier M.
A. Patterson, de la Garde côtière canadienne,
pour son appui et les conseils prodigués depuis
le début, pour les facteurs de dérive due au vent
qu'il leur a aimablement fournis ainsi que pour le soutien opérationnel dont ils ont pu bénéficier.
Ce projet a été financé par le Fonds des nouvelles
initiatives de recherche et de sauvetage du
Secrétariat national de Recherche et sauvetage (SNRS).
Références
Anderson, C. and P.C. Smith. 1989. Oceanographic observations on the Scotian Shelf
during CASP. Atmosphere-Ocean, 27(1), 130-156.
Sheng, J. and K.R. Thompson. 1993. A
modified Galerkin-spectral method for three-dimensional, barotropic, wind-driven circulation, J. Geophys.
Res., 98, 7011-7022.
Sheng, J. and K.R. Thompson. 1996. A
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density profiles. J. Geophys. Res., 101(10), 25647-25659.
Thompson, K.R., J. Sheng, P.C.
Smith, L. Cong and. G. Verner. 1999. Assessing the skill of an operational
model of circulation on the Scotian Shelf. Journal of Geophysical
Research, submitted.
Verner, G., St. James, J., Bernier,
N., Feldman, L., Smith, P.C., Lawrence, D.J., Thompson, K.R., and Sheng,
J. 1998. Improved coastal environmental CANSARP, New Initiatives Fund
Project Report, EC-2/95, Dept. of Fisheries and Oceans, 63 pp.
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