Origine et abondance du bar rayé
du sud du golfe du SaintLaurent:
Nouvelles perspectives
Rod Bradford
Contexte
L'aire de répartition naturelle du bar
rayé (Moronesaxatilis, ordre: Perciformes;
famille: Percichthyidae), espèce anadrome, s'étend
du golfe du Mexique jusque dans l'estuaire du
fleuve SaintLaurent (Scott et Scott, 1988). La région
de la baie de Chesapeake, dans l'est des
ÉtatsUnis d'Amérique, est en général considérée comme
le coeur de son aire de répartition et sa région
de plus forte abondance. On connaît deux sites
dans la région des Maritimes où le bar rayé vient
frayer d'une année à l'autre, l'estuaire de la
Miramichi NordOuest, dans la partie sud du golfe
du SaintLaurent, et la rivière Shubenacadie,
à l'intérieur de la baie de Fundy (fig.1). Les
deux populations sont génétiquement
distinctes (Wirgin etal., 1993) et elles sont toutes
deux génétiquement différentes des stocks du
fleuve Hudson et de la baie de Chesapeake (Wirgin
etal., 1993).
Le bar rayé adulte pénètre en eau douce
pour frayer au printemps. La montaison dans les rivières de l'est du Canada se produit en mai
et juin et va rarement audelà de la limite des
eaux de marée. En général, les poissons
redescendent individuellement vers la mer dans les
deux semaines qui suivent. Le déclenchement de
la fraye se produirait lorsque la température de
l'eau atteint 16 à 18°C (Robichaud-LeBlanc etal.,
1996). Les ufs et la laitance sont libérés
directement dans la colonne d'eau où les ufs
fécondés, semiflottants, demeurent en suspension
pendant toute la durée de la période
d'incubation. L'éclosion des larves vésiculées pélagiques
et libres survient environ 72heures plus tard.
Après résorption de la vésicule vitelline, qui prend
entre sept et dix jours environ, les larves se
nourrissent du zooplancton dans l'estuaire
(Robichaud-LeBlanc etal., 1997). Le passage de l'état de
larve à l'état de juvénile s'étend sur une
période d'environ six semaines, puis les jeunes
poissons forment des bancs et adoptent un mode d'existence plus démersal. En été et à
l'automne, les adultes et les juvéniles peuvent s'éloigner
de plusieurs centaines de kilomètres de leur
rivière natale, mais ils demeurent en général à
quelques kilomètres de la rive. Les mâles atteignent
la maturité à trois ans environ tandis que les
femelles frayent en général pour la première fois à l'âge
de quatreans (Bradford et Chaput, 1996).
01.GIF)
Figure1: Carte de la région des Maritimes indiquant les
lieux mentionnés dans le texte et représentation détaillée de l'estuaire
de la Miramichi NordOuest
Sur la côte est des ÉtatsUnis, le bar
rayé est un poisson de pêche sportive très prisé et
d'une grande valeur commerciale; par contre, la
pêche sportive de ce poisson est peu développée
dans les eaux de l'est du Canada, ce qui s'explique
en partie par l'incertitude quant à la ressource
exploitable d'une année à l'autre. D'après
les tendances des débarquements déclarés, les
bars rayés originaires des rivières de l'est du
Canada connaissent des cycles d'abondance et de
déclin. Ces cycles n'ont jamais été bien compris, mais
des facteurs environnementaux et la mortalité
par pêche ont été considérés comme des
facteurs favorisants (Chaput et Randall, 1990).
02.GIF)
Figure2: Distributions des fréquences
de longueur des bars rayés adultes dans l'estuaire de la Miramichi
NordOuest, pour la période de 1993 à 1997. On trouve également les
effectifs des échantillons, des estimations de l'abondance des géniteurs,
et le nombre de femelles présentes dans la population (YC = Classe)
03.GIF)
Figure3: Captures par unité
d'effort (nombre de poissons par filet par période de 24heures) de jeunes
bars rayés de l'année dans la pêche de l'éperlan en pleine eau dans la
Miramichi, stations d'amont et d'aval, de 1991 à 1997. La ligne pleine
représente la moyenne géométrique annuelle de la station d'aval. Chacun
des points peut représenter plusieurs observations
Plan de Gestion Axée sur la Conservation
La viabilité à long
terme de la ressource semblant compromise en raison de l'absence de
gestion officielle de la ressource et des risques de conséquences néfastes
d'une pêche non réglementée (Chaput et Randall, 1990), un plan de gestion
axé sur la conservation a été élaboré en 1993 (Pêches et Océans Canada,
1993). Les principaux éléments du plan sont les suivants:
* Freiner la diminution de l'abondance
* Accroître l'abondance
* Maintenir l'abondance à des niveaux correspondants à ce que peut soutenir l'habitat.
La mise en oeuvre complète du plan
remonte à mars1996: les ventes de bars rayés
canadiens capturés à l'état sauvage sont maintenant
illégales. À l'heure actuelle, la gestion appuie
le développement de pêches sportives à la ligne
qui devraient générer des revenus de plus de
10millions de dollars par année au
NouveauBrunswick seulement (Loftus etal., 1993). Le bar rayé
continue d'être exploité à des fins
alimentaires, sociales et cérémonielles pour répondre
aux besoins traditionnels des Amérindiens dans
toute la région (Perley, 1852; Bradford et Chaput, 1996).
Un programme de recherche destiné
à appuyer le plan de gestion axé sur la
conservation et le développement de pêches sportives a
été mis en uvre au printemps 1993. Il
s'agissait principalement d'établir des protocoles
pour calculer l'abondance des adultes et le
recrutement, ainsi que pour déterminer la structure du
stock, les profils de migration, et les besoins d'habitat
de cette espèce dans le sud du golfe
du SaintLaurent (fig.1). Les principaux éléments
de ce programme et les résultats obtenus
jusqu'à maintenant sont résumés cidessous.
Projet sur le Bar Rayé du Sud du Golfe du SaintLaurent
Le sud du golfe du SaintLaurent (sud du Golfe)
est le site de reproduction du bar rayé dans les provinces Maritimes
(Chaput et Randall, 1990). Le bar rayé y était exploité commercialement
bien avant l'existence de la Confédération canadienne (Perley, 1857);
certaines années, les débarquements déclarés ont même dépassé 40t (LeBlanc
et Chaput, 1991).
Il est intéressant
de souligner que cette espèce n'a jamais été visée
par un effort de pêche important. Le bar rayé
faisait plutôt partie des prises accessoires des
pêcheurs commerciaux côtiers, et il était débarqué et
vendu (LeBlanc et Chaput, 1991; Bradford etal.,
1995). Les premiers résultats du programme
de recherches ont montré que les prises
accessoires de bar rayé dans la pêche du gaspareau en mai
et en juin pouvaient servir de base à l'évaluation
de l'abondance des adultes, et que les prises accessoires des pêches de l'éperlan en octobre
et novembre pouvaient être une indication de l'abondance des juvéniles issus de la fraye
du printemps précédent (Bradford etal., 1995).
En outre, les types d'engins utilisés dans les
deux pêches permettent de garder le poisson
capturé vivant jusqu'à ce que les filets soient remplis
et les captures amenées à bord du bateau de
pêche. Le bar rayé peut donc être trié, échantillonné
et remis à l'eau vivant.
Il a été établi que l'estuaire de la
Miramichi NordOuest (fig.1) serait le site du sud du
Golfe qui permettrait d'obtenir les estimations
annuelles les plus fiables de l'abondance des adultes
alors que les poissons sont concentrés dans les
frayères. Premièrement, on y observait un taux
élevé, persistant d'une année à l'autre, des
prises accessoires d'adultes dans la pêche du
gaspareau en mai et juin, d'après la série chronologique
des débarquements déclarés de bar rayé par la
pêche commerciale (LeBlanc et Chaput, 1991). Deuxièmement, l'échantillonnage biologique
des prises accessoires dans l'estuaire de la
Miramichi NordOuest a révélé que le poisson était
en période de fraye (Bradford etal., 1995). Troisièmement, les ufs et les larves de bar
rayé font partie de la communauté planctonique
de l'estuaire dans la période où les bars
rayés sexuellement matures dominent les
prises accessoires de la pêche du gaspareau
(Bradford etal., 1995; Robichaud-LeBlanc etal., 1996).
Des expériences de
marquagerecapture permettent d'estimer l'abondance des
adultes. Une population échantillon de poissons
adultes est marquée (marques externes portant
un numéro insérées dans la nageoire
dorsale antérieure) une ou deux semaines environ
avant la période de fraye. On mesure aussi
chaque poisson, on pratique un examen externe afin
de déterminer son sexe, et on prélève un
échantillon d'écailles aux fins d'études sur l'âge et
la croissance. Pendant la saison de fraye, on
compte le nombre de bars rayés adultes capturés dans
les trappes à gaspareau et on enregistre le
nombre total de recaptures. Donc, en connaissant
le nombre de marques disponibles, le nombre de recaptures et le nombre total de bars rayés
dans les captures échantillonnées, il est
possible d'estimer le nombre total de bars rayés
adultes. De plus, on note le numéro des marques de
tous les poissons recapturés avant de les remettre
à l'eau. Pendant plusieurs années, ces
données permettent de suivre les migrations
saisonnières, que chaque poisson fraye ou non chaque
année, et le taux de fidélité de chaque poisson à
l'égard de l'estuaire de la Miramichi comme aire de fraye.
04.GIF)
Figure4: Distributions des fréquences de longueur des bars
rayés de l'année dans la pêche à l'éperlan en pleine eau dans la Miramichi
pour tous les sites, de 1991 à 1996. La longueur modale est représentée en
ombré (n = effectif de l'échantillon)
Aire de Répartition et Affinité pour les Frayères
L'aire de répartition connue de la population de
la Miramichi comprend toutes les parties continentales du sud du golfe du
SaintLaurent. On a signalé des recaptures de poissons à Percé (Québec), et
des poissons marqués aux trappes du secteur des Sciences du MPO sur la
Margaree (NouvelleÉcosse) (fig.1) ont été recapturés à l'état de géniteurs
dans la Miramichi NordOuest. Des recaptures effectuées plusieurs années
consécutives montrent que le bar rayé de la Miramichi fraye chaque année
dès l'âge de 3ans et jusqu'à sept ans, et que tous reviennent frayer dans
l'estuaire de la Miramichi NordOuest au cours des années qui suivent.
Abondance des Géniteurs
Les estimations de l'abondance des adultes
de 1993 à 1997 sont indiquées à la figure2, ainsi
que la distribution correspondante des fréquences
de longueur dans les captures de l'année. La
baisse spectaculaire de 80% de l'abondance des
adultes entre 1995 et 1996 résultait presque
entièrement de la nonréglementation de la pêche
commerciale pendant cette période (Bradford et Chaput,
1997), ce qui montre de quelle manière une pêche
non réglementée contribue au cycle
caractéristique d'abondance et de déclin de cette population.
Un examen des distributions des adultes chaque année montre que la classe de 1991, qui a été
recrutée pour la première fois à l'âge3
(mâles seulement) en 1994, est demeurée l'élément
dominant de la population reproductrice jusqu'en
1997 (fig.2; les poissons de moins de 32cm environ
de longueur à la fourche sont
d'âge2+ et immatures). On peut aussi remarquer
l'échec de la classe de 1993, ce qui s'est traduit par un recrutement
négligeable dans la population adulte de mâles d'âge3 en 1996, et de
femelles d'âge4 en 1997 (fig.2). Ce phénomène peut s'expliquer en partie
par le fait que moins de 350femelles ont frayé au printemps de 1993
(fig.2) avec pour résultat une faible production de jeunes de l'année
(fig.3). Par contre, la plus forte abondance de juvéniles dans la pêche
d'automne de l'éperlan a été enregistrée pendant les années au cours
desquelles l'abondance des femelles était supérieure à 5000individus
(années 1995 et 1996; fig.3). Toutefois, des études sur la taille en
fonction de l'âge montrent que d'autres facteurs peuvent influer
énormément sur le recrutement, comme on l'explique plus bas.
05.GIF)
Figure5:
Histogrammes de fréquences de longueur et distribution de fréquence
cumulative (ligne avec symbole) des longueurs observées avant l'hiver chez
les jeunes bars rayés dans la Miramichi, de 1991 à 1993. La ligne pleine
sans symbole représente la fréquence de longueur cumulative des survivants
à l'âge1 estimée par rétrocalcul de la longueur selon l'âge à partir des
anneaux sur les écailles
Production de Juvéniles: Contraintes Environnementales et Physiologiques
L'estuaire de la Miramichi constitue la limite septentrionale de
l'aire de fraye du bar rayé (Bradford etal., 1995a; Rulifson et Dadswell,
1995). Comme la plupart des poissons qui se reproduisent à la limite
géographique de leur aire de répartition naturelle, le bar rayé du sud du
golfe du SaintLaurent est très sensible aux caprices des facteurs
environnementaux qui peuvent influer sur la croissance. La variabilité
interannuelle de la taille à la fin de la première saison de croissance
est une caractéristique marquée des populations de juvéniles de bar rayé
échantillonnées dans le sud du golfe du SaintLaurent. La figure4 montre
que la variation de la longueur médiane peut atteindre trois centimètres
d'une année à l'autre. On peut aussi remarquer que la forte classe de
1991, même si elle n'est pas aussi abondante par rapport aux autres
classes, était composée d'individus relativement gros (fig.4). Ces
observations montrent que la survie des populations septentrionales de bar
rayé est reliée a un facteur dépendant de la taille.
Des comparaisons des distributions de
taille observées chez les juvéniles avant l'hiver
(âge0+) pour les classes de
1991, 1992 et 1993 (prises accessoires de la pêche d'automne de l'éperlan
dans la Miramichi), avec la fréquence de longueur des survivants à l'âge1
(estimée par rétrocalcul de la longueur à l'âge1 à partir des anneaux de
croissance des écailles du poisson), montrent (fig.5) que la longueur à la
fourche chez le bar rayé doit être supérieure à 10cm à la fin de la
première saison de croissance pour qu'il ait une possibilité raisonnable
de survivre au premier hiver. Présentement, les mécanismes sousjacents ne
sont pas entièrement compris, mais ils sembleraient découler du fait que
le bar rayé du sud du golfe du SaintLaurent ne s'alimente pas lorsque la
température de l'eau est inférieure à 4°C. L'énergie stockée sous forme de
graisse est plutôt utilisée par le poisson pour répondre à ses besoins
métaboliques pendant les quatre mois d'hiver. Dans des conditions
similaires ailleurs, et chez d'autres espèces de poisson, on a montré que
les plus gros sujets résistent mieux au manque de nourriture, et
connaissent peutêtre un stress osmotique plus faible, et donc un meilleur
taux de survie au cours du premier hiver (Shuter et Post, 1990).
Figure6: Distribution spatiale
(portion ombrée) du bar rayé suivi sous la glace de la rivière SaintLouis
par jour d'échantillonnage pendant le mois de février 1997. Les chiffres
entre parenthèses représentent le nombre de bars rayés munis d'émetteurs
ultrasonores qui ont été localisés la journée de l'échantillonnage.
L'échelle de 1km est indiquée
Habitat d'hiver
Dans le sud du Golfe, les bars rayés retournent
dans les habitats dulcicoles à l'arrivée de l'hiver (Hogans et Melvin,
1984; Hanson et Courtenay, 1995; Rulifson et Dadswell, 1995; Bradford et
Chaput, 1996), probablement pour éviter les basses températures de l'eau
de mer, qui leur sont fatales. Le choix du site d'hivernage semble être
opportuniste, et dépend en grande
Les résultats parlent d'euxmêmes.
Les poissons suivis étaient confinés à une zone
de moins de 1km dans l'estuaire, qui correspondait à la présence historique de la pêche d'hiver.
Les profils hydrographiques de l'estuaire
montraient une agrégation de poissons dans le coin salé
des estuaires (point de rencontre de l'eau douce provenant des rivières avec l'eau salée).
La répartition en février du bar rayé dans la
rivière SaintLouis est illustrée à la figure6 à
titre d'exemple. La figure7 montre l'affinité du bar
rayé d'hiver avec le coin salé au cours de la
période hivernale.
07.GIF)
Figure7: Courbes des
fréquences cumulées de la température moyenne par rapport à la profondeur
et de la salinité moyenne par rapport à la profondeur de toutes les
stations hydrographiques échantillonnées sur la rivière SaintLouis, de
janvier à mars 1997, et des stations où des bars rayés munis d'émetteurs
ultrasonores ont été localisés.
Conclusions et Autres études
Jusqu'à maintenant, les résultats
cumulatifs des études suivies sur le bar rayé du sud du
golfe du SaintLaurent nous rappellent assez brutalement que les activités anthropiques,
en l'absence de cadre de gestion des ressources, peuvent avoir un effet néfaste sur le cycle
naturel des populations de poisson. Les
contraintes imposées au prélèvement des bars rayés juvéniles
et adultes par le plan de gestion axé sur la
conservation doivent être vues comme un facteur
positif à long terme. Désormais, et pour la première
fois depuis la Confédération canadienne, ce
seront probablement des facteurs naturels qui
définiront la dynamique de cette population. L'ampleur
des répercussions des modes d'utilisation des
terres et des eaux marines par l'homme sur les
habitats de fraye, d'élevage et d'hivernage du bar
rayé devra cependant être examinée plus à fond.
La structure du stock de bar rayé du sud
du Golfe demeure, peutêtre, l'inconnue la
plus importante dans l'effort actuel de gestion de
la ressource. Les preuves accumulées montrent
que ces poissons constituent une seule unité
biologique qui fraye exclusivement dans l'estuaire de
la Miramichi NordOuest. On n'a pas trouvé
d'oeufs et de larves à l'extérieur de cet estuaire
(Robinson etal., 1997; Bradford et Chaput, 1998), et
les données de marquage-recapture révèlent que
les poissons qui ont déjà frayé au moins une fois
dans la Miramichi ne montrent aucune tendance
à frayer ailleurs dans le sud du Golfe au cours
des années qui suivent (R.G. Bradford,
données inédites). Toutefois, il est possible que la pêche
non réglementée qui sévissait dans le passé ait
entraîné la disparition de populations de bar rayé
ailleurs dans le sud du Golfe. Au cours des
prochaines années, il est possible qu'on observe une
extension de la fraye dans des estuaires autres que
celui de la Miramichi. Si c'est le cas, la gestion du
bar rayé du sud du Golfe comme une seule
unité biologique sera remise en question. Donc,
il faudrait trouver le moyen d'identifier
rapidement toute modification de la distribution de la
fraye, ce qui aurait une valeur considérable comme
outil de gestion de la ressource. L'utilité de
l'expérience de marquage-recapture pour surveiller la
modification de la distribution de la fraye du bar
rayé dans le sud du Golfe est présentement en
cours d'évaluation.
Partenaires Passés et Actuels
· Première nation de Burnt Church
· Première nation d'Eel Ground
· Parc national Kouchibouguac
· Comité d'évaluation écologique de la rivière Miramichi
· Comité de gestion du bassin de la Miramichi
· Fédération de la faune du NouveauBrunswick
· Southeast Anglers Association
Références
Bradford, R.G., and G. Chaput. 1996. The status of striped
bass (Morone saxatilis) in the southern Gulf of St. Lawrence in 1995.
Department of Fisheries and Oceans Atlantic Fisheries Research Document
96/62. 36 p. Department of Fisheries and Oceans, Dartmouth, N.S.
Bradford, R.G., and G. Chaput. 1997. Status of
striped bass (Morone saxatilis) in the southern Gulf of
St. Lawrence in 1996 with revised estimates of
spawner abundance for 1994 and 1995. Department of
Fisheries and Oceans Atlantic Fisheries Research Document
97/ 16. 31p. Department of Fisheries and Oceans, Dartmouth, N.S.
Bradford, R.G., E. Tremblay, and G. Chaput
1997. Winter distribution of striped bass (Morone
saxatilis) and associated environmental conditions
in Kouchibouguac National Park during 1996-1997.
Pks. Can. -Eco. Monit. Data Rep. No. 0003. iv +56 p.
Bradford, R.G., G. Chaput, and E. Tremblay
1995a. Status of striped bass (Morone saxatilis) in the Gulf
of St. Lawrence. Department of Fisheries and
Oceans Atlantic Fisheries Research Document 95/119.
43p. Department of Fisheries and Oceans, Dartmouth, N.S.
Bradford, R.G., K.A. Robichaud, and S.C.
Courtenay. 1995b. By-catch in commercial fisheries as an
indicator and regulator of striped bass (Morone
saxatilis) abundance in the Miramichi River estuary, p.
249-259. In E.M.P. Chadwick [editor]. Water, science, and
the public: the Miramichi ecosystem. Can. Spec. Publ.
Fish. Aquat. Sci. 123.
Bradford, R.G., G. Chaput, T. Hurlbut, and R.
Morin. 1997. Bycatch of striped bass, white hake,
winter flounder, and Atlantic tomcod in the autumn
'open water' smelt fishery of the Miramichi River
estuary. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci. 2195: 43p.
Chaput, G.J., and R.G. Randall. 1990. Striped
bass (Morone saxatilis) from the Gulf of St.
Lawrence. Canadian Atlantic Fisheries Scientific
Advisory Committee Research Document 90/71, 29 p. Department of Fisheries and Oceans, Dartmouth, N.S.
Department of Fisheries and Oceans. 1993. Striped
bass management plan for New Brunswick: major
elements. 5 p.
Hanson, J.M., and S.C. Courtenay. 1995. Seasonal abundance and distribution of fishes in the
Miramichi estuary., p. 141-160. In E.M.P. Chadwick [editor].
Water, science, and the public: the Miramichi ecosystem.
Can. Spec. Publ. Fish. Aquat. Sci. 123.
Hogans, W., and G. Melvin. 1984.
Kouchibouguac National Park Striped Bass (Morone saxatilis)
Fishery Survey. Aquatic Industries Limited, St. Andrews, N.B.
LeBlanc, C.H., et G.J. Chaput. 1991. Débarquements
de poissons estuariens dans le golfe du
SaintLaurent 19171988. Rapport statistique canadien des
sciences halieutiques et aquatiques. No842, 101 p.
Loftus, K.K., L.A. Grieg, T.A. Pinhorn, M. Kilfoil,
and J.D. Meisner. 1993. Comprehensive strategy for
the anadromous and inland recreational fisheries of
New Brunswick. Can. Manuscr. Rep. Fish. Aquat. Sci.
2216: xxii + 235 p. (Stratégie globale de développement
des pêches récréatives anadromes et intérieures
du NouveauBrunswick. Sommaire en français
de 11pages.)
Perley, M.H. 1852. The sea and river fisheries of
New Brunswick. Queens Printer, Fredericton, N.B. 294p.
Robichaud-LeBlanc, K.A., S.C. Courtenay and A.
Locke. 1996. Spawning and early life history of a
northern population of striped bass (Morone saxatilis) in
the Miramichi River estuary, Gulf of St. Lawrence. Can.
J. Zool. 74: 1645-1655.
Robichaud-LeBlanc, K.A., S.C. Courtenay and
J.M. Hanson. 1997. Ontogenetic diet shifts in age-0
striped bass, Morone saxatilis, from the Miramichi
River estuary, Gulf of St. Lawrence. Can. J. Zool. 75:
1300-1309.
Robinson, M., G. Klassen, A. Locke, A. Verschoor,
E. Tremblay, A. St-Hilaire, and S. Courtenay. 1997.
A preliminary analysis of the early life-history of
striped bass (Morone saxatilis) in the Kouchibouguac
Estuary in 1996. Pks. Can. Atl. - Tech. Rept. Ecol. Sci. 0000:
000- 000.
Rulifson, R.A., and M.J. Dadswell. 1995. Life
history and population characteristics of striped bass
in Atlantic Canada. Trans. Amer. Fish. Soc. 124: 477-507.
Scott, B.S., et M.G. Scott. (Sous presse). Les poissons
de l'Atlantique canadien. Bull. can. sci. hal. aquat.
Shuter, B.J. and J.R. Post. 1990. Climate,
population viability, and zoogeography of temperate fishes.
Trans. Am. Fish. Soc. 119: 314-336.
Wirgin, I.I., T.-L. Ong, L. Maceda, J.R. Waldman,
D. Moore, and S. Courtenay. 1993. Mitochondrial
DNA variation in striped bass (Morone saxatilis)
from Canadian rivers. Can. J. Fish. Aquat. Sci. 50: 80-87.
|