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Entre-temps la Station biologique de St. Andrews, qui avait lancé l’aquaculture du saumon, poursuit ses travaux de recherche-développement sur d’autres espèces, depuis les petits oursins jusqu’aux gros flétans de l’Atlantique; ce dernier poisson, comme l’aiglefin de l’Atlantique, est une espèce de grande valeur. Les scientifiques ont effectué des travaux de base pour la production commerciale de flétans et d’aiglefins; ceci incluait l’analyse génétique pour l’identification des reproducteurs offrant le meilleur potentiel pour l’élevage. Ils ont également élaboré des méthodes impliquant des composés chimiques naturels pour la promotion de la production des flétans femelles, qui se développent plus rapidement que les mâles.

Une récente expérience d’aquaculture intégrée, ou « polyculture », pourrait indiquer de nouvelles voies d’exploration. Les chercheurs de la station biologique, avec des partenaires du secteur privé et de l’Université du Nouveau- Brunswick, ont entrepris l’aquaculture simultanée de saumons, de moules et de varech en proximité; dans cet écosystème semi-naturel, les moules récupèrent des aliments qui ne sont pas captés par les poissons et d’autres matières organiques; le varech, une algue à valeur commerciale, absorbe l’excès de nutriments à partir de l’eau; grâce à ces interactions, l’eau demeure plus pure pour les saumons.

Comme leurs homologues dans l’agriculture et la pêche, les praticiens de l’aquaculture doivent surmonter des difficultés et des obstacles; pour la production de saumons en particulier, la concurrence des producteurs étrangers, les fluctuations des cours des devises et les pertes imputables aux maladies ont récemment affecté les revenus. En 2005, un comité fédéral-provincial d’étude de l’aquaculture du saumon a enquêté et recommandé aux ministres des Pêches et de l’Aquaculture des provinces de l’Atlantique des stratégies sur divers sujets : soutien de la restructuration de l’industrie, résolution des pressions financières et des problèmes structuraux de la gestion des exploitations.

Cependant, en général l’aquaculture du secteur Scotia-Fundy demeure solide et continue à progresser, avec ses entrepreneurs dynamiques et la collaboration industrie-gouvernement.

GESTION DE LA PÊCHE – ÉVOLUTION VERS LA STABILITÉ

Le secteur de la pêche n’est jamais à court de défis. Toutefois, ces dernières années l’industrie du secteur Scotia-Fundy a évolué de la turbulence vers une stabilité à long terme.

En réaction face à la crise des poissons de fond, les pêcheurs et les entreprises de transformation ont recherché de nouveaux marchés et commencé à fournir des produits de meilleure qualité et à meilleur prix. La valeur totale des exportations de poissons et produits de la mer du secteur Scotia-Fundy s’est élevée à 1,3 milliard $ en 2005.

Malgré les fluctuations naturelles de l’industrie de la pêche, elle est plus profitable que jamais. L’industrie s’est contractée et est devenue plus autonome. L’aquaculture s’est constamment développée; les membres des Premières nations se sont fait une place dans la pêche au niveau régional.

Des quotas et d’autres mesures de préservation sont appliqués plus rigoureusement que jamais et les principes de conservation se sont bien intégrés dans la conscience de l’industrie. Aujourd’hui, les pêcheurs eux-mêmes insistent souvent sur la nécessité de l’application des principes de précaution.

Avec le développement de la compréhension et les échanges d’information, les comités consultatifs et les organisations de l’industrie se sont renforcés. Les controverses ont diminué et on n’observe plus de manifestations et d’occupations de bureaux.

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Dernière mise à jour : 2007-11-08 Avis importants