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L’AQUACULTURE – UNE NOUVELLE INDUSTRIE MAJEURE En moins de 30 ans, l’aquaculture a atteint dans le secteur Scotia-Fundy un niveau de production de plus de 268 millions $; les activités de transformation en augmentent encore cette valeur. L’aquaculture fournit plus de 2 000 emplois directs dans les localités côtières du secteur Scotia-Fundy. Cette industrie est animée par un secteur privé dynamique avec l’appui des projets de recherche et de la réglementation des autorités fédérales et provinciales. Dans le secteur Scotia- Fundy, l’aquaculture s’est d’abord développée avec le saumon de l’Atlantique. Les éleveurs de la région exploitent maintenant d’autres espèces réputées comme la truite, l’omble chevalier, la moule, l’huître, le pétoncle, etc. Des expériences d’aquaculture sont en cours sur la morue et le flétan, et les marchés ont déjà absorbé certaines de ces productions. L’aquaculture du saumon : une première nord-américaine L’aquaculture du saumon de l’Atlantique est pratiquée essentiellement dans plus de 90 établissements, principalement dans la baie Passamaquoddy dans le sud-ouest du Nouveau- Brunswick. C’est là que les chercheurs de la Station biologique à St. Andrews ont instauré l’aquaculture du saumon en Amérique du Nord, avec l’aide de partenaires provinciaux et du secteur privé. Un unique établissement peut avoir plus d’une douzaine de bassins fermés en mer retenant les poissons produits par alevinage, jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille de commercialisation appropriée. En 2005, les exploitations d’aquaculture du saumon dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick génèrent un chiffre d’affaires de 225 millions $. À la fin des années1970, les chercheurs de la station biologique et leurs partenaires sont parvenus à faire survivre durant l’hiver des saumons de l’Atlantique, dans des cages constituées de filets. Les chercheurs de la station ont également aidé l’industrie avec des travaux sur la nutrition et d’autres sujets; par exemple, ils ont trouvé des moyens d’accélérer la croissance des poissons par l’ajustement de l’exposition à la lumière dans les installations de production des alevins. Alors que l’aquaculture se développait, une structure réglementaire détaillée s’est mise en place dans l’ensemble du Canada. Pour le secteur Scotia-Fundy, le protocole d’entente fédéral-provincial et des comités inter-agences définissent des directives de collaboration pour la gestion, et ils permettent aux membres de l’industrie de se faire entendre. Les provinces se chargent de l’émission des permis et de l’établissement des sites, ainsi que du développement du marché des produits d’aquaculture. Le MPO dirige les efforts des agences fédérales concernant la recherche, le suivi de l’environnement et d’autres questions. Les travaux fédéraux en recherche, en développement et en réglementation ont conduit en 1995 à la Stratégie fédérale de développement de l’aquaculture (SFDA), qui définissait un cadre de coopération et de progrès; en 2001, le Programme coopératif de recherche-développement en aquaculture (PCRDA) – d’une valeur de 20 millions $ – a commencé à soutenir les initiatives de recherche privées (fourniture de financement et d’expertise par le gouvernement fédéral).
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