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Malgré un déclin radical au début des années 1990, les poissons de fond demeurent l’objet d’une importante activité de pêche régionale. Environ 3 000 entreprises de pêche détiennent un permis. Les pêcheurs prennent généralement le poisson de fond avec des lignes hameçonnées, particulièrement la ligne dormante qui porte une longue série d’hameçons appâtés, placée près du fond.

Les filets maillants, qui retiennent les poissons qui tentent de les traverser, sont fréquemment utilisés dans certains secteurs côtiers. Des bateaux qui pratiquent la pêche côtière ou semi-hauturière (essentiellement des bateaux de 45 à 100 pieds), et quelques bateaux hauturiers (plus de 100 pieds) remorquent souvent un chalut conique le long du fond de l’océan. Les bateaux de plus de 100 pieds utilisant ces filets sont généralement appelés « chalutiers », tandis que les bateaux de moins de 100 pieds se nomment « dragueurs ».

Pour l’ensemble des espèces, du fait d’un déclin marqué au cours des années 1980, il y a maintenant moins de 100 usines de transformation dans la région Scotia-Fundy. Les usines de transformation du poisson de fond produisent ou bien des filets ou des blocs qui peuvent donner lieu ailleurs à d’autres activités de transformation, ou bien des plats cuisinés. Les principaux marchés pour le poisson de fond (frais et congelé) sont les secteurs de la restauration, des services alimentaires et du commerce de détail en Amérique du Nord.

Filet maillant

Filet maillant

La gestion de la pêche des poissons de fond a fait l’objet d’importants changements, introduits par le MPO ou parfois par l’industrie de la pêche elle-même. Les changements de la gestion de la pêche du poisson de fond ont souvent été également appliqués à d’autres activités de pêche; cette évolution a été complexe et souvent controversée, et elle a influencé beaucoup d’autres facteurs.

Antécédents historiques

Après la Seconde Guerre mondiale, la flotte de pêche du poisson de fond a enregistré un important gain de sa puissance de pêche. Des bateaux plus grands ont utilisé des technologies modernes – radio, radar, sonar et autres appareils électroniques – pour trouver le poisson, et des moteurs et des systèmes hydrauliques modernes ont facilité la capture. Pendant les années 1950-1960, les gouvernements fédéral et provinciaux ont commandité des projets de pêche exploratoire, promu de nouvelles technologies et souvent facilité la construction de bateaux ou d’usines de transformation au moyen de subventions ou prêts.

Sur l’ensemble de la côte de l’Atlantique, environ 150 grands chalutiers appartenant à quelques importantes entreprises de pêche exploitaient les zones de pêche hauturière et ramenaient de grandes quantités de morue, goberge, aiglefin, sébaste et limande. Dans le secteur Scotia-Fundy, des chalutiers et des bateaux plus petits alimentaient les usines de congélation de ports comme North Sydney, Louisbourg, Petit-de-Grat, Lunenburg, Riverport et Lockeport; chacun de ces établissements employait toute l’année plusieurs centaines de personnes, produisant principalement des filets et des blocs congelés exportés aux États-Unis pour d’autres opérations de transformation.

D’innombrables unités plus petites transformaient également les poissons de fond en produits surgelés, frais, salés ou fumés. Même si la valeur des prises de homard était souvent proche de la valeur des prises du poisson de fond, c’est à la morue et à ses cousins qu’on pouvait imputer la plus grande partie des emplois de transformation et de la valeur des produits.

Simultanément, des bateaux étrangers ont renforcé la pression sur les ressources. À partir du milieu des années 1950 jusqu’à 1977, des chalutiers congélateurs et leurs bateaux satellites ont pris d’énormes quantités de poisson de fond aux fins de transformation et de congélation à bord. Dans les années 1970, on a pu constater, imputables aux pêcheurs canadiens et étrangers et avec des problèmes de conservation qui en découlaient, des pressions de pêche que la Commission internationale pour les pêcheries de l’Atlantique Nord-ouest (établie en 1950) n’est pas parvenue à résoudre. En 1974-1975, l’épuisement de la ressource et l’affaiblissement du marché ont provoqué une crise majeure pour les flottes canadiennes, nécessitant une assistance d’urgence par des initiatives de soutien des prix sur les marchés; ceci a servi de catalyseur pour l’extension de la juridiction canadienne sur la pêche en 1977, depuis la limite territoriale classique de 12 milles marins jusqu’à la limite d’exclusivité économique des 200 milles.

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Dernière mise à jour : 2007-11-08 Avis importants